Les trois-huit et la Trans'aq

Publié le par Muriel

J'ai bien aimé cet article paru dans les Dernières Nouvelles du 02/10 où il est question d'un coureur qui bosse en trois/huit et prépare la Trans'Aq.Il a également participé au dernier Marathon de Berlin qu'il a terminé en 3h35 améliorant au passage son record perso.
Je ne connais pas personnellement Raphael mais je trouve son parcours et son projet digne d'interet.Je suis admirative des personnes qui reussissent à cumuler entrainements reguliers tout en travaillant en horaires décalés !

Raphaël Schuler, technicien d'atelier à General Motors, marathonien durant ses loisirs, prépare activement la Trans'Aquitaine 2009... Parcours.

« Je suis un coureur moyen : mon record, c'est le marathon de Paris en 3 h 41. Et mon rêve, ce serait d'arriver à préparer et boucler honnêtement le marathon des Sables (dans le sud marocain, ndlr) en 2010 ». Raphaël Schuler, 34 ans, n'est pas un espoir de médaille olympique pour la France, mais cultive l'esprit de Coubertin avec une certaine sagesse. « Je ne suis pas un ascète, même si je suis assez sérieux en période de préparation : j'ai une vie à côté des courses, d'autres loisirs et il faut bien dire que le travail en trois-huit n'est pas toujours propice à une régularité d'entraînement optimale ». « En fait, la course d'endurance, pour moi, c'est un plaisir et un vrai moyen de déconnecter ».
 Cela dit, le sportif amateur s'impose un minimum de discipline. Inscrit dans la section course de son entreprise, il a rencontré également un groupe de coureurs sur un forum internet. Rendez-vous a été fixé au marathon de New-York en 2007. « On a couru le marathon de Paris ensemble, l'année d'après, et l'idée de présenter la Trans'Aquitaine en 2009, est issue aussi de ce groupe ».

Sous les tendons,la plage...

 La course du Sud-Ouest se fait en six étapes sur un trajet de 230 kilomètres le long du littoral. Une des étapes se court de nuit avec la lampe frontale. L'autosuffisance alimentaire demandée est de deux fois trois jours, autrement dit, les coureurs portent leur ravitaillement sur le dos. « L'intérêt, pour moi, est qu'une partie de la course se fait sur plage : je vais pouvoir éprouver mes tendons d'Achille sur le sable... ».

La recherche de sponsors

 Sans jeux de mot, Raphaël Schuler ne sait pas où il va « mettre les pieds ». « J'ai mis quinze jours à récupérer de mon premier marathon en 2005 ; alors là, je vais voir ce que ça donne ». Si l'ultra-trail de la Trans'Aq se fait à allure libre, le mental, comme sur un marathon, doit être au rendez-vous pour cultiver une vitesse moyenne honnête. Et si on peut transcender la douleur d'une ampoule sur 40 kilomètres, qu'en est-il sur six jours ?

Dernier rendez-vous,le marathon de Berlin


 Pour l'instant, le dernier rendez-vous était « en terrain connu » à savoir le marathon de Berlin, avant-hier. Raphaël Schuler s'occupera au retour de compléter sa documentation sur la préparation physique pour les courses à étapes. Et démarrera la recherche de sponsors. Il s'agit d'arriver à financer une partie des 2 100 € de budget pour les frais d'inscription et le matériel. « J'aimerais aussi associer les Amis du Cheval, une association de la cité de l'Ill dont je suis membre, à l'aventure : ce serait bien si ma course pouvait permettre de récolter des dons pour notre structure, ou au moins la faire connaître ».

Source DNA du 02/10/08