Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Mes 18h23 de Ploeren

Publié le par Webelette

Car oui car ce ne sont pas 16heures mais 18h23 de course et 132 km que j’ai effectué .

Mais pourquoi 18h23 et pas 24h , pourquoi cela a foiré ?

La prépa a été parfaite et je n’aurais pas été capable de faire plus ce n’est donc pas de ce côté-là que je cherche l’erreur. Ce ne sont pas non plus les ampoules qui au bout de 8heures de course, m’ont gênée : bien sur les pieds étaient tartinés de nok mais au bout de tant d’heures d’effort, l’effet cesse. J’ai fait soigner les ampoules et je suis repartie sans difficulté (merci au Doc présent tout au long de ces 24 heures).Les douleurs au quadri et les mollets durs comme du béton, ont été assouplis par 2 fois par un passage chez les fantastiques étudiants de l’école d’ostheo de Vannes , une première fois vers minuit (12 heures de course) et une deuxième vers 4h du matin (16 heures de courses) et m’ont à chaque fois permis de repartir avec une sensation de légèreté

En réalité La cause du mal vient de l’impossibilité à m’alimenter passée une certaine durée d’effort. Si sur 100km.cela passe tout juste, sur un 24 heures et à plus de 10 000 calories brulées, cela ne pardonne pas.

Avant de poursuivre mon récit, je tiens à tirer un immense coup de chapeau à l’organisateur du 24h de ploeren, aux bénévoles et au speaker, au médecin, aux osteo tout au long de ces 24h . Une orga parfaitement rodée et très chaleureuse qui m’a épaté. Côté ravitaillement, chacun de nous avait la possibilité d’installer le sien sur une table dédiée dans l’immense hall de sport qui nous accueillait et servait de point de passage et de contrôle pour nos puces , avec en hauteur un immense dortoir de 80 lits de camps (bien utile). Xavier et son équipe nous ont bichonné, nous avions chacun un emplacement prévu avec notre numéro de dossard pour un gobelet (eau, coca, café, thé) et du solide (soupe, purée, pâté, jambon, feuilletés, fruits secs, biscuits, bananes, mandarine et au petit matin, des croissants chauds !). Au fur et à mesure des tours quand nous avions besoin ou envie de quoi que ce soit il suffisait de le demander aux gentils bénévoles qui nous le préparait pour le tour suivant.

Le tour : une boucle de 1km , le départ a été donné à 500 mètres du Hall, puis passage sur le tapis qui enregistrait nos puces, sortie du Hall , petite partie en faux plat sur du stabilisé et boucle sur bitume. Accessoirement faire un 24h en Hiver suppose de courir les ¾ de la durée dans l’obscurité même si notre parcours était très bien éclairé et côté météo nous avons été bien épargnés, 12 degrés en journée et du 5 la nuit (rendue plus fraiche avec un vent iodé assez fort). Les nuits hivernales appellent quand même à l’hibernation ;-). Nous étions 126 au départ ( des circadiens expérimentés aux débutant comme moi, j’ai eu l’occasion de retrouver certains Addm et de faire la connaissance d’autres ) dont 14 femmes et en guest star Leonie Van Den Haak , une néerlandaise finisher du sparthalon, Sarah, une ultra Traileuse anglaise et Stéphanie , la régionale de l’épreuve qui disputait le championnat de Bretagne de 24 heures. Toutes hyper concentrées sur leurs objectifs respectifs. Léonie qui tournait comme un avion de chasse a abandonné vers minuit, quant à Sarah elle terminera première en 207 km , Stéphanie 2eme en 183 km et la 3eme pointe à 151 km, elle lui tire mon chapeau particulièrement car je l’ai vu marquée par la fatigue, souffrir, s’arrêter, repartir ! Bravo

Donc pour en revenir à ce qui a été la cause du mal, entre le petit dej et minuit, j’ai réussi à avaler en tout et pour tout 2 cuillères de purée, 2 bols de soupe, qq carreaux de chocolat , des amandes , qq rondelles de bananes le tout copieusement arrosé de salvetat et du thé sucré . J’ai tenté un demi bol de coquillettes et jambon en marchant sur un tour que l’estomac a eu du mal à héberger.

Vers minuit, je suis allée faire une première micro sieste de 15mn sur les lits de camps , ce grand moment de solitude où tu te demandes une fois allongée , si tu arriveras à te relever . Évidemment entre temps, j’en avais profité pour me changer 2 fois pour mettre du sec et des trucs plus adaptés à la température qui baissait (chaussures y compris). Je suis repartie faire un petit dodo vers 3h30 du mat (donc 15h30 de course) après le 2eme passage chez l’ostheo et donc micro sieste de 30mn. Ca, cela fait partie des sujets sur lesquels je n’avais aucune expérience : quand faire un break ? pour combien de temps ? Dans mon immense naïveté, j’avais imaginé que je pourrais faire l’impasse la dessus et courir / marcher non stop sans la moindre halte. Ce point-là sera sans doute à revoir

Vers 4h15-30 quand je suis repartie, musculairement cela allait plutôt pas trop mal, mais j’avais super froid (le voyant low battery a commencé à clignoter avec insistance) et d’ailleurs j’ai eu la sensation que le vent se déchainait,. Dehors sur la boucle, c’était un peu « zombiland », il n’y avait plus grand monde (en meme temps le dortoir était complet ) et ceux que je croisais donnait l’impression de dormir en marchant. Certains tournait à la bière , j’ai a plusieurs reprises senti des effluves d’herbe (et pas de provence !) mais impossible de savoir d’où cela venait : coureurs ? spectateurs ?A chaque passage dans le Hall (donc tous les kilos), nous étions accueillis par les encouragements chaleureux des bénévoles et du speaker (chapeau car eux aussi commençaient a être marqué par la fatigue).

vers 6h du matin (18heures de courses), nous avons été rejoint ou plutôt bousculés dans tous les sens du terme par les coureurs du 6h frais comme des gardons et aux allures incomparables aux nôtres. Autant j’ai apprécié que nous soyons rejoint par les coureurs du 12 heures à minuit qui ont amené de la densité, autant j’ai moins apprécié l’arrivée des coureurs du 6heures et leurs allures un peu perturbantes pour nous tous. Faut dire qu’à ce moment à leur décharge, moi cela n’allait plus du tout, j’étais complétement vidée et j’ai le vague souvenir de mes derniers tours où je ne maitrisant plus rien de mes trajectoires, Cela faisait à présent de longues heures que je n’avais rien pu avaler de consistant et de reconstituant, cela faisait qq temps que le voyant « low battery » était allumé j’avais parcouru 132 kms.

L ’équation n’est pas bien compliquée : + 18h de course + environ 11 000 calories brulées - 1500 calories avalées (et encore) = panne sèche .

Je suis venue sur ce format de course pour apprendre et en cela l’objectif a été atteint . Si je parviens à régler mes troubles digestifs et trouver la formule d’aliment liquide qui me convient sur ce type d’effort ,je referais une tentative en choisissant aussi une période de l’année qui me permette de gérer au mieux l’après course. Si j’ai eu normalement mal aux quadri et aux mollets le lendemain, ces douleurs-là sont passées assez rapidement. (preuve encore qu’au niveau prépa, il n’y a rien à redire) En revanche, j’ai dû composer toute la semaine avec une fatigue extrême et de sacrés coup de barre en pleine journée. Faire un 24h en Hiver suppose de courir les ¾ de la durée dans l’obscurité ce qui rend l’effort encore plus perturbant pour l’organisme , je testerai bien un 24h plus printanier la prochaine fois ;-)

En passant, j’ai également eu l’occasion de tester l’endurance de la montre EPSON SF 810 puisque j’en suis l’un des 100 testeurs . Elle annonce 20 heures d’autonomie avec cardio et 30 sans . Ben je peux vous dire qu’avec cardio elle a tenu un peu plus de 15 heures. Sur le moment le cardio n’avait pas grand intérêt mais après coup c’était intéressant de voir si la courbe allait évoluer avec la fatigue, en fait pas trop , en moyenne je suis à 130 puls/minute mais bon pour etre complete le cardio a décroché a plusieurs reprises. En revanche, gros point faible, elle s’arrête d’un seul coup sans crier gare quand la batterie est vide !

Merci à mon petit frere qui m’a accompagné, servi de chauffeur, et d’assistant logistique, de photographe ,qui m’a supporté dans tous les sens du terme et qui a vécu lui aussi cette drôle d’aventure

Maintenant c’est repos au moins 15 jours voire jusqu’au 31.12 , le temps de réfléchir à la tournure à donner pour 2016.

 

Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren
Mes 18h23 de Ploeren

Your SEO optimized title page contents My title page contents